Remembering Jewish Soldiers of the Red Army

parade-031209According to a very interesting story published in the Jerusalem Post today, almost half of the Israelis polled are in favor of making May 9th, which is the day when Soviet Victory over Nazism is commemorated in Russia, a national holiday in Israel, too. Even more interesting is the fact that Yad Vashem (the Memorial and Museum to the memory of the victims of the Holocaust in Jerusalem) evaluates that no less than 1,5 million Jews took arms and fought barbarism during World War II. Here’s the eloquent example reported by the JPost:

“Anatoli Shapiro, for example, a Red Army officer who commanded the division that liberated Auschwitz, was the first man to open the gates and inform its prisoners ‘the Red army has come to liberate you.’ His story reflects most of all the essence of the Jewish fighters, fighters who didn’t just ask to bring freedom to Europe, but fighters who fought to save their brothers and sisters.”

There is ample academic research (you could fill a few bookshelves of books about that subject) supporting the fact that, without the USSR, it is doubtful that the Allies would have crushed Hitler’s hordes. It is no less significant to recognize the service of Jewish soldiers who were part of the Red army. On May 9th, we not only salute the Soviet (Russians, Ukrainians and others) men and women who made tremendous sacrifices, the ultimate one in the case of several millions, but also these Jewish and Israeli people who also carry that involvement as a badge of honor. A national holiday is not an exaggerated way to say: Thank you!

Merci, soldat soviétique!

Dans le contexte actuel de confrontation entre l’Occident et le monde russe, il est facile de sombrer dans un sentiment anti-Moscou primaire et dénué d’une profondeur dépassant les grandes lignes du discours ambiant.

Mais éloignons-nous un instant des lignes éditoriales, des ateliers de rédaction de discours de chefs de gouvernement occidentaux ou des analyses des prétendus « experts » perchés dans leurs tours d’ivoire académiques à cent lieues de la réalité sur le terrain, pour nous pencher sur un fait indéniable.

Il y a de cela 70 ans, le monde était à la veille de vaincre le péril hitlérien. Sans les troupes soviétiques, nous n’aurions pu accomplir cette besogne.

Je prends à témoin l’historien militaire Jean Lopez qui, dans son excellent livre Opération Bagration : La revanche de Staline (été 1944) cite l’historien Rüdiger Overmans lorsqu’il évoque le fait suivant :

« Rappelons que, par année de guerre, les Occidentaux éliminent en moyenne 200 000 soldats allemands (tous fronts et toutes armes confondus), les Soviétiques presque 1 200 000. » (page 3).

Si les hordes nazies ont pu être stoppées, ce sont les soldats qui se battaient sous l’emblème du marteau et de la faucille qui en ont payé le plus lourd tribut.

Tâchons de ne pas l’oublier, alors que nous nous apprêtons à commémorer le 70e anniversaire de la victoire de 1945.

Si vous n’êtes pas familier avec la langue russe ou encore l’anglais, vous ne comprendrez peut-être pas les paroles de cette chanson dédiée aux anciens combattants soviétiques (russes), mais vous pourrez sans doute en deviner le sens, celui de la reconnaissance et du souvenir.