Who was responsible for the Kippur War?

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Ariel Sharon (in the middle) and Moshe Dayan (on the right) during the Kippur War.

I have always been interested in the origins, the conduct and the military actors who participated in the 1973 Kippur War, which was launched against Israel by Egypt and Syria.

I was therefore very pleased to find this recent article written by David Tal and published in the pages of Middle Eastern Studies recently.

According to Professor Tal, the responsibility of the Kippur War lies at Egyptian president Anwar Sadat doorstep.

Contrary to the school of thought supporting the assumption that “[…] the 1973 October war could have been avoided if Israel had responded positively to Sadat’s peace offers during 1971-1973”, David Tal goes in detail to demonstrate that Egypt did everything to arrive at a settlement through the battlefield, advancing proposals that were unacceptable to Israel and refusing to move an inch on its demands.

But why was that?

“[…] Sadat was offended by the Egyptian military defeat in 1967”, Egypt’s pride was damaged by this outcome and the only way to repair the situation would be either through “[…] regaining the territories without having to negotiate with Israel, or by going to war.”

Sadat’s war aims were nevertheless very modest. A symbolic gain of territory would permit Egypt to proclaim a victory and wash its humiliation.

Everyone knows that Israel won the war, but less known is the fact that the terms accepted by Sadat within the Camp David Agreement framework were those espoused by Israel before the October war and rejected by the Egyptian president.

This war of choice solely happened for Sadat to claim a symbolic victory allowing him to don the mantle of peacemaker few years later.

For anyone interested in the contemporary history of the Middle East and Israel, David Tal’s work is great food for thought.

Ces Anglais morts pour la France

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Trois figurines (représentant des soldats australiens) de la collection King & Country photographiées devant le livre de Jean-Michel Steg.

Ce matin, les visiteurs qui auront effectué le trajet pour commémorer le 100e anniversaire de la bataille de la Somme entonneront à 7 heures 30 un « God Save the Queen » bien senti et rempli d’émotion en hommage à ces valeureux combattants dont la bravoure a fait en sorte qu’on se souvient maintenant du 1er juillet 1916 comme ayant été le jour le plus meurtrier de l’histoire britannique, ce moment où nous nous remémorons Ces Anglais morts pour la France pour reprendre le titre de l’excellent ouvrage de Jean-Michel Steg publié chez Fayard.

Retraçant les différentes facettes de cette bataille mémorielle, l’auteur nous rappelle les motivations stratégiques des planificateurs de cette intervention qui avait pour objectif d’enlever de la pression sur les Français à Verdun, mais qui se solda par un échec – notamment en raison du fait que les généraux britanniques avaient sous-estimé leurs adversaires, envoyant dans le no man’s land des « […] troupes britanniques [qui] vont devoir affronter des soldats allemands bien entraînés, au moral élevé, et protégé par des défenses denses et efficaces. » Avant de quitter leurs tranchées, les hommes vêtus de kaki étaient voués à être fauchés.

On peut également marcher au combat ces « […] soldats protestants [de la division de l’Ulster] dont certains se sont élancés en portant leur écharpe de l’ordre d’Orange », ces valeureux Terre-neuviens dont 90% des effectifs sont tombés au combat et dont la majorité ont « […] été frappés à découvert avant même d’avoir atteint leurs tranchées de départ » devant Beaumont-Hamel, ces Français qui, en compagnie des Britanniques combattant à leurs côtés, ont effectué une percée malheureusement inexploitée ou encore ces « […] Gordon’s Highlanders, qui ont finalement conquis la première ligne de tranchées allemande le 13 novembre 1916, dans les derniers jours de la bataille de la Somme. »

Au-delà des aspects techniques et propres à la geste militaire, c’est surtout l’épaisseur humaine du sacrifice de ces braves dont Jean-Michel Steg nous fait éloquemment prendre conscience qu’il faut retenir. On peut les compter sur les doigts d’une main, les ouvrages en français relatant les hauts faits d’armes des soldats de Sa Majesté durant la Première Guerre mondiale. Marchant sur les traces de Sir John Keegan et non moins dépourvu de l’insigne talent de cet illustre précurseur, l’auteur a donc le mérite bien senti d’apporter une contribution inestimable dans l’historiographie militaire.

Ce matin, alors que je m’apprête à déployer mon unifolié et célébrer l’anniversaire de mon pays, le Canada, je ne pourrai m’empêcher de penser à ces Terre-neuviens qui ont consenti ces énormes sacrifices qui allaient les amener à rejoindre la confédération canadienne en 1949. Il en est de même de tous ces hommes – catholiques ou anglicans, Irlandais ou Écossais, professionnels des armes ou membres de la « nouvelle armée » de Kitchener, qui ont lancé un assaut impossible mais combien révélateur de cet esprit de sacrifice qui allait mener les Alliés à la victoire en 1918.

Un très bon moment de lecture, en définitive, que je ne saurais assez chaudement recommander à toute personne intéressée par la chose militaire ou l’étendue parfois inexplicable du courage humain.

Ces Anglais morts pour la France de Jean-Michel Steg, un titre qui figure maintenant parmi les meilleurs titres de ma bibliothèque.

Albin Michel connaît mal Winston Churchill

Churchill1936Hier, j’ai eu le plaisir de passer un bon moment dans l’une de mes librairies favorites. Ce sont naturellement les ouvrages consacrés à l’histoire miliaire qui ont retenu mon attention.

Il en fut ainsi de celui de Gilbert Grellet, Un été impardonnable, au sujet de la Guerre d’Espagne paru chez Albin Michel.

Quel ne fut pas mon étonnement, en parcourant la couverture arrière du livre, de constater une erreur aussi grossière qu’incompréhensible de la part d’une maison d’édition de cette importance.

Permettez-moi de citer l’extrait qui m’a fait sursauter:

« Indifférentes à ces crimes de masse, la France de Léon Blum, l’Angleterre de Churchill et l’Amérique de Roosevelt ont refusé d’intervenir pour aider les démocrates espagnols […]. »

Non mais, sérieusement?

Relisez bien le sous-titre de l’ouvrage : « 1936 : la guerre d’Espagne et le scandale de la non-intervention ».

Comment alors peut-on imputer à Churchill – qui arrivera aux affaires le 10 mai 1940, donc près de quatre ans plus tard – la responsabilité de la non-intervention de la Grande-Bretagne dans le conflit espagnol quatre ans plus tôt?

Churchill, rappelons-le, est en pleine traversée du désert dans les années 1930. On ne saurait donc lui imputer une posture, aussi malheureuse soit-elle, des mandarins et décideurs de Westminster. Chose certaine, il n’était certainement pas l’égal d’un Blum ou d’un Roosevelt, lesquels étaient, doit-on le rappeler, aux affaires. Contrairement à Churchill.

C’est Stanley Baldwin qui présidait le gouvernement de Sa Majesté en 1936.

Inutile de mentionner qu’en constatant une telle erreur, j’ai replacé ce livre bien à sa place sur la table. Si une maison d’édition renommée laisse passer une telle erreur sur une couverture arrière, combien d’autres peuvent être embusquées dans les pages du livre?

Bref et pour tout dire et à moins que l’on puisse justifier cette utilisation du nom de Churchill, la connaissance historique des réviseurs d’Albin Michel est carencée. Et c’est franchement désolant.

Un rapide coup d’œil à la biographie de Sir Winston Churchill aurait pourtant permis d’éviter un écueil important.

Plus performants que l’OTAN, les Russes?

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Les membres d’équipage d’un chasseur Su-30 russe s’apprêtent à embarquer dans leur appareil. Source: RT

Selon un rapport classifié de l’OTAN obtenu par certains médias, les responsables de l’OTAN saluent la performance des forces aériennes russes dans le cadre des opérations aériennes effectuées contre Daech en Syrie. Efficacité, professionnalisme, supériorité technologique et renseignements exacts permettent aux Russes de très bien tirer leur épingle du jeu. Au point où leurs 40 appareils effectuent 75 missions sur une période de 24 heures. De leur côté, les 180 appareils de l’OTAN ne parviennent qu’à atteindre 20 cibles par jour, ce qui représente de manière bien évidente une fraction du travail accompli par les Russes.

Voilà une donnée bien intéressante à considérer, lorsque l’on aborde la lutte contre Daech et le travail de Moscou à cet égard.

Enfin… Le Maréchal Juin

J’ai enfin reçu mon exemplaire de la biographie du Maréchal Juin, publiée chez Tallandier. Après une trop longue absence de la blogosphère, je me promets de vous faire part de mes observations au sujet de cette biographie, qui promet d’ailleurs d’être excellente puisque sous la plume de Jean-Christophe Notin.
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